Paul a montré l’exemple du style de vie pionnier missionnaire : à certains moments, il était « fabricant de tentes ».Voir par exemple : Actes 18 : 2-3 « … Paul partit d'Athènes et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif du nom d'Aquilas, originaire du Pont, qui venait d'arriver d'Italie avec sa femme Priscille parce …
Paul a montré l’exemple du style de vie pionnier missionnaire : à certains moments, il était « fabricant de tentes ».
Voir par exemple : Actes 18 : 2-3 « … Paul partit d’Athènes et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif du nom d’Aquilas, originaire du Pont, qui venait d’arriver d’Italie avec sa femme Priscille parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de quitter Rome. Il se lia avec eux; comme il avait le même métier, il resta chez eux et ils travaillèrent ensemble: ils étaient fabricants de tentes. »
Pour Paul, il n’y avait pas d’écart entre travail séculier et travail spirituel.
Le modèle missionnaire traditionnel véhiculé pendant près de deux siècles par les missions occidentales (un envoyé à plein temps, soutenu financièrement à 100% depuis son pays d’origine) n’est pas applicable pour de multiples structures missionnaires émergentes des « Pays du Sud » : c’est trop coûteux !
De plus, dans beaucoup de pays et contextes actuels, ce modèle n’est pas la meilleure stratégie, ni même applicable. Dans le Nouveau Testament, on trouve deux manières principales de financer le ministère : en étant « faiseur de tentes » ou en recevant un soutien des églises. Les deux sont légitimes. Les deux se conjuguent parfois.
Différents éléments, liés aux contextes respectifs de ceux qui envoient et de ceux qui accueillent un missionnaire, déterminent quel modèle on va choisir. Dans un cadre pionnier païen, Paul a choisi d’être faiseur de tentes, pour être crédible et efficace.
C’était une motivation non pas théorique, mais stratégique et contextuelle. C’était une conviction profonde pour lui. 2 Cor 11 :7-10 = Paul ne voulait pas être un fardeau pour les autres, de quelque façon que ce soit.
2 Thessaloniciens 3: 9-10 = Il encourage les autres à faire de même.
Le travail de faiseur de tentes comporte un mandat stratégique.
Les faiseurs de tentes ont 8 arguments en leur faveur : Ils sont mieux acceptés et plus crédibles aux yeux de la population locale. Un missionnaire étranger soutenu à 100% par de l’argent étranger est considéré à priori comme suspect par la population locale. Pour que celle-ci accepte le message, elle doit d’abord accepter le messager (1 Cor 9 :12). Celui-ci est avant tout un témoin. Ils s’identifient plus facilement avec la population locale. Paul suivait l’exemple de Jésus (Philippiens 2 :5-10 / 1 Cor 4 :12) : il travaillait dur de ses mains, comme les autres gens, il gagnait leur respect, et pouvait ainsi atteindre un grand nombre de personnes.
Ils proclament l’Evangile au moyen d’un travail séculier oint du St Esprit. Ils incarnent la Parole par leurs actions, pas seulement par le langage verbal. Ils démontrent, par un style de vie authentiquement chrétien, que l’Evangile est aussi efficace dans les choses courantes de ce monde, au milieu des tempêtes de la vie quotidienne. Ex : Un homme d’affaires qui refuse la corruption et la tricherie – Un juge qui applique la justice, sans pots de vin . Un médecin ou une infirmière qui exerce avec compassion et prie pour ses patients – Etc. → Le fruit d’un travail oint de l’Esprit est un témoignage qui ouvre la porte au témoignage verbal de l’Evangile.
Ils sont au moins partiellement autonomes sur le plan financier :
C’est un atout important, notamment pour les missionnaires issus de certains pays du Sud, où le financement « à plein temps » des ouvriers est souvent plus délicat.
Ils ont des « ponts de relations » naturels avec la population locale, au moyen de leur travail séculier. Le missionnaire payé à plein temps doit créer des occasions de rencontre avec la population autochtone : cela paraît parfois artificiel, anormal,voire suspect. Le faiseur de tentes s’intègre tout de suite dans le milieu social, il entre rapidement en contact avec des dizaines de personnes et de familles, de façon naturelle, sans attirer l’attention. Il peut faire passer le message de l’Evangile de façon naturelle.
Ils démontrent le modèle d’un style de vie chrétien pour les nouveaux convertis : Dans un peuple non atteint, les nouveaux convertis n’ont aucun modèle de vie de disciple, ils n’ont jamais vu de chrétien. Ils doivent apprendre à incarner la vie chrétienne au sein de leur culture. : Paul démontrait la vie chrétienne au sein d’une société immorale, idolâtre et pervertie. Il a aussi forgé chez les nouveaux croyants une solide éthique du travail, car sans cela, il ne peut y avoir de vrais convertis pieux, ni de familles en bonne santé, ni d’églises autonomes, ni une société productive. Les nouveaux convertis doivent aussi apprendre à vivre sans argent extérieur, même dans des conditions menaçantes : le faiseur de tentes est un bon exemple pour eux. Ils donnent le modèle des bonnes stratégies de soutien et d’exercice du ministère, pour les futurs dirigeants des jeunes églises.
Au sein d’un mouvement d’implantation d’églises de maisons, celles-ci sont dirigées par des chefs de foyers qui travaillent et entretiennent leur famille. Les dirigeants ne sont pas salariés de l’église. Quand les missionnaires pionniers montrent le modèle (faiseur de tentes), cela paraîtra normal aux jeunes dirigeants de vivre selon ce même modèle.
C’est seulement quand le réseau de cellules de maisons sera assez important que les besoin de conducteurs à plein temps apparaîtra nécessaire : le potentiel financier sera alors suffisant pour établir de tels ouvriers, sans aide extérieure. Le modèle de faiseurs de tentes peut être multiplié plus facilement.
Le système missionnaire classique (envoyer des ouvriers payés à plein temps) est trop restreint face aux besoins actuels. Il ne permet pas d’envoyer des multitudes, mais seulement quelques troupes. Attention : les faiseurs de tentes restent de vrais missionnaires à plein temps. Leur travail « séculier » est le cadre donné par Dieu pour exercer leur ministère. Ils « prêchent » continuellement, par des mots et par l’action.
Souvent ils travaillent à temps partiel, afin de nouer les contacts initiaux ; dans le reste du temps disponible, ils partagent la Parole de Dieu, forment des disciples, édifient les croyants. Paul insiste sur l’évangélisation dans le lieu de travail = c’est là que les gens passent une grande partie de leur temps.
C’est le moyen d’infiltrer toutes les couches de la société, car c’est là qu’on peut rencontrer tout le monde. Colossiens 4 : 5-6 « Conduisez-vous avec sagesse envers les gens de l’extérieur et rachetez le temps. Que votre parole soit toujours pleine de grâce et assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun »
Paul a enseigné une stratégie et montré l’exemple de l’évangélisation sur le lieu de travail. Au moment donné par Dieu, le travailleur peut donner un conseil ou une parole pleine d’amour (de grâce) et défiante (avec une pincée de sel). Le Nouveau Testament parle plus du style de vie, en matière d’évangélisation, que de techniques. Le faiseur de tentes est lui-même, en tant que personne, l’Evangile, la bonne odeur de Christ. Les faiseurs de tentes peuvent être extrêmement efficaces. Romain 15 :19-23 : Paul avait achevé son ministère de faiseur de tentes et de planteur d’églises dans 6 provinces romaines, en 20 ans. Son travail séculier n’a jamais été un obstacle : son exemple et son engagement total ont mis au défi les croyants et les jeunes dirigeants qui l’ont suivi. Comment choisir la bonne activité de faiseur de tentes ? Il faut considérer 4 facteurs : – Les dons et capacités du missionnaire : Chacun peut exercer dans un domaine où il a des dons ou une formation. – La formation séculière du missionnaire.
Selon le métier qu’il a appris, le faiseur de tentes pourra continuer à exercer sa profession, au milieu de gens non-atteints
La réalité du pays de destination.
Toute activité n’est pas opportune dans n’importe quel contexte : quand on veut atteindre une nouvelle région, un nouveau peuple, il faut étudier soigneusement quelles activités sont possibles, quels types d’envoyés avec quels dons seront efficaces.
Les opportunités de travail dans la zone ciblée.
La mondialisation bouscule la face du monde : même les pays les plus fermés à l’Evangile ont besoin de certains types de travailleurs étrangers (ex : au Moyen Orient).
Ceux-ci peuvent être hautement qualifiés (ingénieurs – médecins – informaticiens – enseignants – etc.) ou sans qualifications précises (manœuvres – ouvriers sur les champs pétroliers – nourrices – etc.)
Exemple d’activités pour les faiseurs de tentes : Travaux agricoles – jardinage, maraîchage – Commerce – monde des affaires Micro- entreprises, petites boutiques (construction, mécanicien, artisan, etc.) Enseignant : formation pour adultes – écoles privées – cours de langues – etc. Domaine médical : clinique mobile – pharmacie villageoise – infirmier – etc. Emplois consulaires et d’ambassades (en pays fermé par exemple) Métiers de hautes compétences et de haute technicité (ingénieurs en électronique – médecins – chimistes – industrie pétrolière –etc.) Métiers sans compétences particulières (manœuvre, nettoyage, nourrice, etc.)










