Définitions : peuples non-atteints, peuples sans accès à l’évangile« Près de 3 milliards de personnes vivent dans un contexte dans lequel ils ne sont presque jamais en contact avec une présence chrétienne ».Qu'est ce qu'un peuple ? Nous comptons environ 200 pays sur notre Terre, dans lesquels sont répartis 17 000 peuples. Nous appelons “peuples” ou « …

Définitions : peuples non-atteints, peuples sans accès à l’évangile
« Près de 3 milliards de personnes vivent dans un contexte dans lequel ils ne sont presque jamais en contact avec une présence chrétienne ».


Qu’est ce qu’un peuple ?

Nous comptons environ 200 pays sur notre Terre, dans lesquels sont répartis 17 000 peuples. Nous appelons “peuples” ou « groupes ethnolinguistiques » : Un regroupement sociologique de personnes qui ont en commun la même origine ethnique, la langue, le système religieux et les croyances, la culture, le lieu de résidence, l’histoire et les coutumes, etc. ».

Ces unités ne correspondent pas aux entités géopolitiques connues ni aux entités géographiques classiques. Une unité ethnolinguistique est un sous-groupe au sein d’un groupe ethnolinguistique. Des groupes ayant une même langue peuvent être radicalement séparés par des distinctions de religion, classe sociale, l’histoire, l’éducation, les convictions idéologiques ou politiques, les coutumes, etc. Par exemple : l’Inde compte 1600 langues, mais 4600 sous-groupes différents (à cause du système de castes et des diversités religieuses).

Qu’est ce qu’un peuple non atteint ?
C’est un groupe ethnique au sein duquel la communauté chrétienne autochtone n’a pas un nombre suffisant de croyants, ni les ressources adéquates, pour apporter l’évangile à son propre peuple.

Une aide extérieure (missionnaire) est nécessaire.
L’organisme missiologique Joshua Project considère qu’un peuple est non-atteint dès l’instant où il y a moins de 2% d’évangéliques et moins de 5% de chrétiens traditionnels en son sein.

Il peut y avoir des convertis, voire quelques églises autochtones, mais le potentiel pour atteindre tout le groupe ethnique (ressources humaines, moyens d’évangélisation, traduction de la Bible, ressources matérielles, etc.) est insuffisant. 

Le peuple est considéré comme « atteint » dès lors que l’église autochtone est capable d’apporter l’Evangile à tout le groupe ethnique. La fenêtre  10/40 : a ce jour, plus de 41% des 17 000 groupes de peuples de la planète sont non-atteints par le message de l’évangile. La plupart d’entre eux sont situés dans ce que les spécialistes de la missiologie appellent la fenêtre 10/40. Il s’agit d’un immense rectangle virtuel qui s’étend du 10e degré jusqu’au 40e degré de latitude nord.

Cette “fenêtre“ est d’une importance stratégique pour la mission, car dans cette zone géographique se trouvent, entre autres : l’écrasante majorité des groupes ethniques non-atteints par le message de l’Évangile ; la majorité des membres des trois grandes religions de la planète : Bouddhisme, Islam et Hindouisme ; les 50 grandes villes les moins évangélisées du monde. Inutile de te dire que cette zone est LA priorité missionnaire mondiale.

Un peuple « sans accès » : Ca veut dire quoi ?
Sur plus de 8 milliards de personnes vivant dans le monde aujourd’hui (2024) au moins 3 milliards vivent dans des groupes avec peu ou pas d’accès à l’Évangile, selon le Joshua Project, une organisation chrétienne qui mène des études sur les peuples non-atteints. Cela signifie que 42% de la population mondiale ne connaît pas l’Evangile de Jésus-Christ. Parmi ces 17 000 peuples, 7 000 n’ont pas accès à l’Évangile. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas la possibilité de lire la Bible dans leur langue, pas d’Église chrétienne dans leur environnement, aucune ressource pour se renseigner, aucune œuvre chrétienne active à proximité… Ces peuples ne sont donc pas encore en contact avec un disciple de Jésus susceptible de leur annoncer le message du salut. Les peuples sans accès à l’Évangile ont pour caractéristique de ne pas avoir (ou alors trop peu) de témoignage vivant de Christ, dans leur propre culture pour pouvoir faire des disciples de Christ parmi les leurs. Ils ont besoin d’une aide extérieure.

Qu’est-ce que ce témoignage vivant ?
Il s’agit d’hommes et de femmes qui vivent en disciples de Christ et qui rayonnent par leur paroles et leurs actes empreints de ceux de Jésus. – Jésus a été l’exemple suprême de ce témoignage incarné car Il a pris la forme humaine pour nous rejoindre, dans notre réalité et nos défis. Il envoie encore aujourd’hui des disciples parmi des peuples qu’Il veut bénir de Sa connaissance et de Son salut.

Les peuples non-évangélisés:
Ce sont ceux qui n’ont jamais entendu l’Evangile d’une manière claire et complète : ils peuvent avoir une connaissance partielle ou superficielle de Jésus. Mais ils n’ont jamais eu une présentation de Jésus comme Sauveur, ils n’ont jamais eu l’occasion réelle de répondre à son appel. Ils n’ont aucun contact avec des disciples de Jésus, même ceux qui vivent dans leur nation.

On distingue des peuple non-atteints non-engagés (« Unengaged People Groups » – UPG) = des groupes ethniques parmi lesquels aucun travail missionnaire n’a encore été entrepris, qui sont considérés comme les plus « nécessiteux » de la planète pour ce qui concerne l’évangile. Alors que dans un peuple non-atteint « engagé », des équipes d’ouvriers travaillent déjà parmi ce peuple, mais il n’y a pas ou très peu de convertis et/ou de communautés chrétiennes.

Le missiologue américain Ralph Winter a dit : « Tout le monde a le même besoin de l’Évangile, mais tout le monde n’y a pas le même accès ». Quiconque, où qu’il vive, est digne d’au moins une chose : entendre l’Évangile proclamé et le voir vécu par une communauté. Or, si tout le monde a le même besoin d’être sauvé, tout le monde n’a pas la même chance d’accéder au message d’une manière adéquate afin d’y répondre. Dans certaines régions du monde, il n’existe aucune Église locale.

Nous pourrions souligner le déséquilibre de nos priorités chrétiennes internes en citant Oswald J. Smith, auteur chrétien du 20e siècle : « Nous attendons la seconde venue [de Jésus] pendant que la moitié du monde n’a jamais entendu parler de sa première venue ». Même si les chiffres bougent, voilà une façon naturelle d’utiliser des statistiques pour interpeller.

Une urgence négligée :
Seule une toute petite partie de l’effort évangélique est consacré aux peuples sans accès : seulement 2,4% de la force missionnaire mondiale s’y trouve, alors que dans le même temps 90% des ouvriers envoyés par les Églises officient dans des régions déjà « christianisées ». Certaines études tendent à démontrer que sur 100 € qu’un chrétien occidental donne à son église locale, seule une poignée de centimes est consacrée à l’évangélisation au sein de la fenêtre 10/40 et des peuples sans accès.
Alors que chaque jour des milliers de personnes meurent sans avoir eu la moindre opportunité d’entendre le message de l’évangile, le fruit de notre « opulence évangélique occidentale » est essentiellement affecté à des frais de structure, plutôt qu’à l’avancée du Royaume de Christ. Sommes-nous surs de suivre le bon modèle ?

Et la France alors ?
Si nous suivons ces définitions, le peuple « français » n’est pas un peuple non-atteint par l’Évangile. En revanche, la France compte aujourd’hui sur ses terres, des membres de nombreux de ces 7.000 peuples, à l’image des Soninkés, originaires d’Afrique de l’Ouest et des Sahraoui venus du Sahara, des Afghans ou Iraniens, etc. La fenêtre 10/40 … dans nos grandes villes de France ?

La bonne nouvelle est celle-ci : la mission mondiale est désormais à notre portée. 78% des Français qui vivent en zone urbaine, habitent à proximité de nombreux peuples non-atteints divinement installés à deux pas de chez eux… Car notre Dieu, dont la suprématie s’étend sur toutes choses, y compris sur les migrations internationales, a décidé d’amener certains peuples parmi les moins atteints de la terre jusqu’à nous. La grande question est donc : qu’en ferez-vous ?

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