Cadre d’évaluation des comportements de leadershipDans ce document, je souhaite donner quelques définitions, des précisions et suggérer un cadre pour évaluer les comportements sains de leadership, ceux que nous voulons encourager ; et aussi repérer les comportements malsains, que nous devons traiter. Les éléments apportés peuvent également aider à déterminer la gravité du comportement d’un leader, …

Cadre d’évaluation des comportements de leadership
Dans ce document, je souhaite donner quelques définitions, des précisions et suggérer un cadre pour évaluer les comportements sains de leadership, ceux que nous voulons encourager ; et aussi repérer les comportements malsains, que nous devons traiter. Les éléments apportés peuvent également aider à déterminer la gravité du comportement d’un leader, et donner quelques pistes sur la façon de l’aborder.
  • Un éventail de comportements.

Le diagramme ci-dessous illustre un concept important, il présente les grandes lignes d’un éventail de comportements relationnels. Notre comportement peut évoluer avec des hauts et des bas chaque jour. Notre objectif est d’adopter des comportements sains, même si nous pouvons parfois agir dans la partie située vers la droite du diagramme. Cela peut dépendre de plusieurs facteurs (stress, charge de travail, incidents traumatiques, etc.) Si nous nous comportons fréquemment en dehors du domaine de comportement sain, cela révèle quelque chose de plus profond qui a besoin d’attention. 

(Remarque : Bien que ce document se concentre sur les leaders, il convient de noter que la contrepartie d’un leadership sain est une attitude saine de soumission de la part des coéquipiers. Ces derniers peuvent eux aussi se comporter de manière peu constructive, malsaine ou même abusive envers leur leader.)

 

 

Comportement sain : C’est un comportement constant biblique pieux, qui aide les gens à s’épanouir et à grandir.

Comportement inefficace : certains comportements impies occasionnels apparaissent, mais ils restent sans impact durable sur la relation. Ex : si le leader prononce une parole dure en raison du stress au cours d’une conversation en tête à tête, l’autre personne ne ressent pas le danger d’une rupture dans la relation ; et en général, une demande de pardon règle la question.

Comportement malsain : le leader affiche des tendances plus régulières de comportements impies (ex :  si un équipier demande un rendez-vous et que le leader ne lui accorde pas le temps nécessaire sans en donner la raison, l’équipier peut commencer à se sentir en danger ou bien la confiance dans la relation est progressivement rompue).

Comportement abusif : on note de façon permanente un comportement coercitif et contrôlant (voir plus de détails plus loin).

I Observer les comportements :

En tant que disciples de Jésus, nous sommes tous appelés à mettre en pratique les versets bibliques « les uns les autres » et à manifester le fruit de l’Esprit dans toutes nos relations. Cela s’applique aussi bien aux leaders qu’aux équipiers. De plus, les leaders sont censés suivre les documents fondateurs et les protocoles définis par l’organisation. Les listes suivantes contiennent un échantillon de comportements observables, en relation avec le thème des comportements de leadership. Les mêmes mots bibliques peuvent souvent être utilisés pour décrire des comportements inefficaces, malsains et même abusifs. La différence réside dans la gravité et/ou la fréquence de ces comportements.

Comportements de leadership sains :

• Attitude de berger (il guide, il protège), il est un exemple (modèle des versets bibliques « les uns les autres »), il sert de bon gré (1 Pierre 5 : 1-4).

• Il demande des feedbacks et en tient compte avec humilité.

• Il invite les autres à exprimer leurs opinions. Lorsque les équipiers font part de leurs préoccupations, il les écoute et les reçoit avec humilité. De même lorsqu’ils posent des questions ou partagent une opinion différente de celle du leader (grâce à un feedback régulier).

• Il s’investit dans la vie de ceux que Dieu lui a confiés, en invitant, encourageant et affirmant les contributions de tous les membres à l’équipe et à la tâche ; il ne se considère pas comme le seul gestionnaire de l’œuvre de Dieu.

• Il apporte des corrections lorsque cela est nécessaire, d’une manière remplie de grâce et d’amour. (Ep 4:15)

• Il communique et prend des décisions en toute transparence, ouverture et honnêteté.

• Il dispense la Parole de Dieu et s’y soumet, comme étant la plus haute autorité (plutôt que ses propres opinions).

 Comportements de leadership inefficaces :

• Il fait preuve d’une faible capacité d’écoute (par ex : il interrompt quelqu’un en train de parler, il domine les conversations, etc.).

• Il veut avoir le dernier mot, toujours ou la plupart du temps.

• Il demande rarement des feedbacks et n’invite pas à l’expression des opinions divergentes.

• Il décourage les membres de l’équipe de partager de manière appropriée avec les autres équipiers ou avec des accompagnants externes sur leur expérience au sein de l’équipe ou avec le leader (c’est-à-dire sans commérage, ni calomnie, ni de discussions qui divisent, etc.). 

• Il ne parvient pas à faire une critique de manière constructive.

• Il se concentre uniquement sur les faiblesses des autres et jamais sur les points forts.

• Il est souvent en décalage avec ce que les autres disent et font.

• Il agit différemment envers les personnes qui sont au-dessus de lui et envers celles qui le suivent.

• Il fait preuve de partialité (traitement préférentiel) lorsqu’il traite avec des subordonnés directs.    

Comportements de leadership malsains :

• Il domine les autres (1 Pierre 5) ; il ne respecte pas les limites raisonnables posées par les autres, mais exige toujours plus de temps et de service.

• Il place l’obéissance à la vision du leader au-dessus de l’obéissance à la Parole de Dieu et au-dessus de la conscience de son équipier.

• Il exploite les faiblesses et les vulnérabilités des équipiers.

• Il déshonore ou humilie les autres en privé ; il parle irrespectueusement des gens aux autres ; il ne respecte pas les accords de confidentialité. 

• Il dissuade les équipiers de poser des questions, d’exprimer leur désaccord ou leurs préoccupations.

• Il admet rarement, voire jamais, ses faiblesses ou ses erreurs.

• Il ne tient pas sa parole ; sans raison, il trouve des excuses pour ne pas honorer un engagement qu’il a pris ; il change souvent d’avis.

• Hypocrite, il enseigne et/ou espère certains comportements de la part des équipiers sur lesquels lui-même  ne montre pas l’exemple ou qu’il n’applique pas.

Comportements de leadership abusifs :

• Il insiste sur le fait qu’il y a des sujets qu’il ne faut pas évoquer, qui exigent le « « secret » au sein de l’équipe ou à l’extérieur de l’équipe.

• Il manifeste une posture et un langage corporels menaçants.

• Il censure tout désaccord avec lui en éliminant les questions.

• Il fait honte ou humilie publiquement les autres.

• Il a recours à la coercition, à l’intimidation, ou encore menace l’autre avec des conséquences spirituelles possibles, pour parvenir à la conformité à sa volonté.

• Il exploite les membres de l’équipe pour son propre gain (matériel ou immatériel).

• Il isole les membres de l’équipe ou les exclut de la communauté spirituelle comme moyen de punition (utilisation inappropriée de la discipline biblique).

• Il s’établit dans une position d’« intouchable », en faisant usage de supériorité et d’élitisme.

• Il impose l’obligation de rendre des comptes.

Remarque : La redevabilité saine et la discipline pour traiter le péché d’une manière biblique (aimante) sont des sujets importants pour toute organisation ; nous voulons maintenir un haut niveau dans la philosophie du leadership, et exprimons un désir non négociable de coaching et de perfectionnement (ce qui implique une redevabilité saine). Certes, des leaders abusifs peuvent forcer un type de redevabilité qui n’est pas sain, en particulier dans la manière dont ils l’imposent (exigeante, mesquine, sans grâce). C’est un constat qui a été fait en observant des leaders abusifs, c’est donc un élément à surveiller.

II Leadership et abus spirituel :

  • Définitions : 

Vous trouvez ci-dessous une définition brève et pratique de la façon dont nous envisageons les abus de leadership et l’abus spirituel. Vous trouverez d’autres définitions proposées par des auteurs et des experts sur le sujet, répertoriées en annexe.

L’abus de leadership est une forme de maltraitance émotionnelle et psychologique. Elle se caractérise, de manière systématique et répétée, par un comportement coercitif et contrôlant dans une relation leader-équipier.

Nous considérons l’abus spirituel comme une conséquence spécifique de l’abus de leadership, lorsque les principes et doctrines de la foi sont brandis comme des armes pour ordonner et contrôler l’autre, conduisant les leaders à abuser de leur pouvoir et de leur position dans un cadre religieux.

À quoi peut ressembler l’abus spirituel :

Du point de vue de l’équipe, un leadership sain crée un environnement de sécurité relationnelle pour tous les membres. Un leadership abusif, quant à lui, se révèle souvent dans un environnement caractérisé par une absence de sécurité relationnelle au sein de l’équipe.

Voici quelques indicateurs de la présence d’une sécurité relationnelle appropriée dans une équipe :

• Les équipiers se sentent à l’aise pour faire part de leurs préoccupations, poser des questions et partager une opinion différente de celle du reste de l’équipe.

• Les équipiers se sentent entendus.

• Les équipiers sont conscients qu’ils sont capables d’apporter leur contribution à l’équipe et à la tâche, grâce à leurs dons et leurs expériences.

• Les compétences et talents uniques de chaque équipier sont valorisés et utilisés pour le bien de tous et pour l’ensemble. 

Voici quelques indicateurs de l’absence de sécurité relationnelle appropriée dans une équipe :

• Les équipiers se sentent incapables de dire non aux exigences croissantes du leader en matière de temps, de service et d’obéissance.

• Il y a absence  d’opinions divergentes. Les équipiers se sentent incapables de poser des questions ou d’exprimer un désaccord ou une préoccupation.

• Les dirigeants dominent généralement la conversation lors des réunions et des séances de feedback.

• Les membres de l’équipe, y compris les leaders, admettent rarement voire jamais, leurs faiblesses ou leurs erreurs.

Ce que l’abus spirituel n’est pas

« Être blessé par l’Église n’est pas la même chose qu’être victime d’abus spirituel. » Exemples :

  • Toutes les églises sont composées de pécheurs. Il y aura des désaccords, des calomnies, des colères, des malentendus et des actes d’égoïsme et d’orgueil. 
  • Les pasteurs ne diront pas toujours de bonnes choses et les anciens ne dirigeront pas toujours bien. Les personnes de la nurserie peuvent perdre patience et les enseignants de l’école du dimanche peuvent remplacer le programme par leur propre programme.
  • Une étude biblique de femmes peut facilement se transformer en un club social et la prière peut être utilisée comme une forme de commérage. 

Les églises sont composées de gens brisés qui se blessent les uns les autres, mais cela, en soi, n’est pas un motif pour les accuser d’abus spirituels.

Attention : « Être mal traité est catégoriquement différent d’être abusé ». Nous vivons dans une culture qui aime utiliser le mot « abus » à tout va, et souvent dans le mauvais contexte. 

En tant qu’organisation, nous n’utiliserons pas le mot « abus » à la légère. Il doit y avoir une probabilité réaliste selon laquelle un ou plusieurs indicateurs d’abus ont été présents au fil du temps, et un diagnostic avéré. Cependant, nous sommes préoccupés par toute forme de comportement de leadership inefficace et malsain. Nous disposons donc d’outils pour remédier aux dysfonctionnements et aux problèmes liés au leadership malsain.

III Le concept de leadership dysfonctionnel :

Notre utilisation du terme « leadership dysfonctionnel » inclut à la fois les notions de leadership malsain et abusif. Ce qui distingue le leadership abusif du leadership malsain, c’est sa nature systématique : le type de comportements observé, et leur impact sur les individus et la culture d’équipe.

De nombreux facteurs peuvent entraîner un comportement de leadership malsain et abusif, notamment :

1.Les compétences : une compétence saine dans le domaine de la gestion des personnes dépend non seulement de l’acquisition de capacités, mais également d’une sensibilité émotionnelle saine, de compétences sociales et d’une acuité mentale à s’adapter aux divers contextes. Des niveaux trop élémentaires dans ces domaines peuvent conduire à un comportement abusif.

2. Le caractère : Une vie intérieure brisée va se révéler par des « problèmes » de caractère tels que : une profonde insécurité, un besoin de contrôle, une soif de réussite, etc. ce que les praticiens en relation d’aide appellent souvent « les angles morts » de la personnalité. Cela génère potentiellement toutes sortes de comportements malsains.

3. Les différences culturelles : les leaders issus de cultures plus hiérarchiques, qui fonctionnent avec une grande distance vis-à-vis du pouvoir, sont enclin à manifester un style de leadership plus autoritaire et distant. Si ces leaders présentent en plus un manque de compétences et à de faibles qualités de caractère, ils seront plus susceptibles d’adopter des comportements malsains, voire abusifs.

Aucun de ces facteurs n’excuse un leadership malsain et abusif. Mais ils peuvent nous aider à l’expliquer et à comprendre que parfois, même des leaders ayant un bon caractère ou ayant de bonnes intentions, peuvent blesser ceux qu’ils dirigent.

IV Notes complémentaires.

Passages bibliques clés qui éclairent la compréhension de l’abus.

Notre compréhension de l’abus est éclairée par ces passages bibliques clés : 

  • Matthieu 23 : 1-12 (avertissement contre l’hypocrisie) ; 
  • Marc 9 :42 (ne pas faire trébucher les « petits » ); 
  • Marc 7 :6-23 (abandonner les commandements de Dieu pour s’accrocher aux traditions humaines, aux choses qui viennent du cœur d’une personne et qui les souillent) ; 
  • Marc 10 :41 (ne pas exercer de domination comme le font les païens) ;
  • Matthieu 18 :21-35 (le serviteur impitoyable qui manque de compassion envers son collègue) ; 
  • Matthieu 7 :15-20 (« un mauvais arbre porte de mauvais fruits ») ;
  • Galates 5 :13-26 (actes de la chair ou fruits de l’Esprit) ;  
  • 1Timothée 5 : 19-20 (une réprimande publique mal gérée pour des responsables pécheurs) ; 
  • 2 Timothée 3 :1-9 (caractéristiques des faux enseignants) ; 
  • Ézéchiel 34  (les bergers qui négligent leur troupeau pour leur propre intérêt).

    Indicateurs d’abus :

1. Modèle de comportement coercitif et contrôlant (« domine », I Pierre 5 :3 ; « autoritaire », Tite 1 :3)

2. Principes ou maximes de foi utilisés pour commander et contrôler en abusant de son pouvoir ; contrôle par le biais de textes sacrés ou d’enseignements – Exemples : faire pression sur les familles pour multiplier des enfants et à quel moment ; ingérence pour la répartition de vos finances, etc. ; menace de conséquences spirituelles en cas de non-obéissance au leader ; le leader se donne une position « divine » ; charger les gens de fardeaux (Luc 11 :46) ; etc.

3. Manipulation (Romains 16 :17-18 ; Tite 1 :10-11)

4. Exploitation (Ésaïe 58)

5. Obligation de rendre des comptes – redevabilité extrême qui n’a pas été convenue dans le protocole d’accord et qui n’est pas basée sur une relation de confiance.

6. Absence de pouvoir décisionnel chez les collaborateurs.

7. Censure au droit de poser des questions

8. Censure de tout désaccord avec l’organisation ou le leader

9. Exigence du secret et du silence (Luc 12 : 2-3)

10. Rétention d’informations pertinentes

11. Honte ou humiliation publique

12. Coercition pour amener à se conformer, recours à l’intimidation (Colossiens 2 : 16-23)

13. Comportement autoritaire, dominateur et intimidant

14. Exigence d’une obéissance absolue (I Timothée 4 : 1-5)

15. Isolement ou rejet par la communauté spirituelle comme moyen de punition

16. Supériorité et élitisme (Jacques 3 : 13-16)

17. Abus sexuels au sein de la communauté spirituelle (I Thess. 4:3-8)

18. Violence physique au sein de la communauté spirituelle

Les indicateurs suivants concernent l’environnement de l’équipe :

19. Sécurité = absence de sécurité relationnelle dans l’équipe

20. Dire non = Se sentir incapable de dire non aux exigences croissantes en matière de temps, de service et d’obéissance

21. Opinions = Absence d’opinions divergentes

22. Domination = Les dirigeants dominent généralement la conversation lors des réunions et des séances de feedback.

23. Faiblesse = Les membres de l’équipe, y compris les dirigeants, admettent rarement, voire jamais, leurs faiblesses ou leurs erreurs.

  • Diverses définitions de l’abus et de conséquences de l’abus :

La définition basique du terme abus est : « causer un préjudice grave à autrui ». À son tour, la définition de préjudice à une personne signifie « lui causer du tort ou la rendre moins efficace qu’elle ne l’était »).

L’abus spirituel est l’utilisation abusive du pouvoir spirituel à ses propres fins. Les leaders des organisations chrétiennes doivent reconnaître leurs propres penchants pour le pouvoir et le danger inhérent au fait que leur ambition et leur désir de prendre le pouvoir les amènent à utiliser leur autorité spirituelle pour l’obtenir.

Le résultat peut être dévastateur pour les employés de l’organisation.  [Intervasity]

Les abus spirituels et émotionnels ont beaucoup en commun, mais les abus spirituels ont une tournure particulièrement sinistre, dans la mesure où les principes et les maximes de la foi sont utilisés comme des armes de commandement et de contrôle, et où les chefs religieux abusent de leur pouvoir dans le seul but de nourrir leurs propres besoins émotionnels non satisfaits. [Chuck de Groat, Quand le narcissisme vient à l’église. IVP p.125]

L’abus spirituel se produit lorsqu’un leader spirituel exerce sa position d’autorité spirituelle de telle manière qu’il manipule, domine, terrorise et intimide ceux qui sont sous lui comme un moyen de maintenir son propre pouvoir et son contrôle, même s’il est convaincu de poursuivre des objectifs bibliques et liés au royaume. 

[Kruger, Bully Pulpit; pg. 24]

« L’abus spirituel est une forme de maltraitance psychologique et émotionnelle. Il se caractérise par un schéma systématique de comportement coercitif et de contrôle dans un contexte religieux. L’abus spirituel peut avoir un impact profondément dommageable sur ceux qui en font l’expérience. »  

« L’abus psychologique est tout ce qui relève d’une violence de nature émotionnelle plutôt que physique, qu’il s’agisse de violence verbale, de critique constante ou de tactiques plus subtiles, comme l’intimidation, la manipulation et le fait de ne jamais être satisfait. Cet abus se produit lorsque quelqu’un utilise des mots ou des actions pour essayer de contrôler l’autre personne, pour garder quelqu’un dans la peur ou l’isoler, ou pour essayer de briser son estime de soi. »  (Emotional Abuse – Student Counseling Center | UT Dallas)

Tags:

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *