(Document inspiré des pratiques dans le monde séculier)I DéfinitionsUn réseau est un ensemble de personnes (ou de groupes) qui, ayant des centres d’intérêt, des engagements ou des responsabilités communs, se relient pour poursuivre ensemble certains objectifs.Les personnes ne restent pas isolées : elles se rencontrent, échangent un certain nombre d’informations, partagent leurs expériences, leurs compétences, …
(Document inspiré des pratiques dans le monde séculier)
I Définitions
Un réseau est un ensemble de personnes (ou de groupes) qui, ayant des centres d’intérêt, des engagements ou des responsabilités communs, se relient pour poursuivre ensemble certains objectifs.
Les personnes ne restent pas isolées : elles se rencontrent, échangent un certain nombre d’informations, partagent leurs expériences, leurs compétences, des conseils, approfondissent ensemble leur formation, rédigent des études ou des argumentaires, prennent certaines initiatives communes, etc. Il existe =
- des « réseaux d’amitié » qui se constituent naturellement au gré des relations et affinités, celles-ci sont entretenues et, si nécessaire, mobilisables.
- des « réseaux locaux » : liés à la proximité géographique
- des « réseaux de compétence », qui se donnent pour objectif d’aider les personnes dans l’exercice de leurs responsabilités ou de leurs engagements.
Un réseau est plus qu’une simple coordination !
Autres définitions =
Un Ensemble formé de lignes ou d’éléments qui communiquent ou s’entrecroisent : un réseau de tranchées.
Ensemble de routes, de voies navigables, de lignes aériennes ou de chemin de fer, qui relient différentes régions entre elles, qui appartiennent à une même compagnie.
Un Ensemble organisé dont les éléments, dépendant d’un centre, sont répartis en divers points : Le réseau des agences d’une banque. Réseau de distribution commerciale.
Un réseau informatique est un ensemble d’appareils électroniques (ordinateurs…) interconnectés par des télécommunications, généralement permanentes, qui permettent d’échanger des informations entre eux.
Un réseau social est un ensemble d’entités (personnes, groupes, institutions) qui échangent entre eux par des liens forts ou faibles créés et vécus lors des interactions sociales. Il se manifeste par des relations entre personnes dans le cadre :
– de relations de proximité, d’amitié, de collaboration professionnelle ou scientifique, etc.
– de relations accessibles et mises en œuvre via Internet (Réseautage social)
II Caractéristiques du travail en réseau
La naissance de n’importe quel réseau suppose que les conditions suivantes soient réunies :
l’existence d’un pôle d’intérêt, d’un pôle d’activité ou d’un destin commun – (une vision)
Des valeurs communes, qu’on s’y réfère d’une manière explicite ou implicite,
Dn projet et des objectifs communs,
Enfin, une certaine organisation: un responsable, une équipe, quelques règles de fonctionnement clairement définies ainsi qu’un minimum de moyens
Par rapport au mode d’organisation hiérarchique qui caractérise un mouvement structuré, centralisé, doté d’une organisation pyramidale, le mode de fonctionnement propre au réseau présente d’immenses avantages :
L’autonomie des participants, qui demeurent totalement libres d’agir et de prendre les initiatives qu’ils souhaitent. Les animateurs d’un réseau se contentent de proposer une assistance, des contacts, des conseils, sans jamais imposer quoi que ce soit.
Le fonctionnement d’un réseau correspond assez bien au principe de subsidiarité : ne pas retirer aux particuliers ni aux groupements d’ordre inférieur les tâches qu’ils sont capables d’assumer par eux-mêmes.
La concertation permanente. Un réseau a pour principale raison d’être de rompre l’isolement (ou le sentiment de solitude) dont souffrent beaucoup de nos amis. Sa grande force est de relier ses « membres » entre eux, de la façon la plus souple et la plus naturelle qui soit
A cet égard, le bon fonctionnement d’un réseau n’a nullement besoin de reposer sur un appareil aussi impressionnant en hommes et en moyens que celui qui caractérise la plupart des « mouvements », mais il requiert tout de même un certain dispositif, des hommes susceptibles de collecter les informations, de les faire redescendre ou circuler à bon escient, de prendre l’initiative d’organiser des réunions de travail ou de concertation, et capables de définir une stratégie.
III Qu’est-ce que « l’esprit réseau »?
Un travail de réseau, au sens où nous l’entendons, repose sur un certain état d’esprit et sur un certain style d’action qui privilégie:
Le contact individuel. C’est du moins par relation personnelle et par « capillarité » qu’un réseau (à commencer par son propre réseau d’amis) se constitue et se développe. Rien ne saurait remplacer le contact personnel qui permet de se connaître, de savoir « qui est qui et qui fait quoi », sur qui l’on peut réellement compter et d’établir des relations de confiance.
Un réseau se développe quand on « commence par les plus proches pour atteindre les plus éloignés ». Agir de proche en proche, en distinguant plusieurs « cercles concentriques », est généralement une méthode efficace : le « premier cercle » (les membres du réseau eux-mêmes) s’attache à conquérir un «second cercle », plus nombreux, de personnes extérieures mais qui partagent ses objectifs, et sans lesquelles il serait difficile, voire impossible, de toucher le très grand nombre d’indécis qu’on peut raisonnablement espérer convaincre, etc.
Echange et communication. Les relations, non pas hiérarchiques ou verticales, mais horizontales, qui prévalent au sein d’un réseau, favorisent grandement l’échange d’informations et le partage de compétences entre ses membres.
Le réseau, c’est un filet. Avec un filet, on peut enfermer, tamiser, ou pécher : au choix. Le réseau c’est ce qui prend la place d’un système pyramidal d’organisation que l’on a connu jusqu’ici. Le réseau est horizontal là où la hiérarchie (commandement du sacré) s’élève verticalement. Le réseau est adapté au système néolibéral et à la valeur marchande, là où l’organisation verticale (bien défaillante aujourd’hui) prônait des valeurs et valorisait leurs transmetteurs (parents, éducateurs, juges , politiques etc). Il faut toujours se demander dans quel contexte apparaissent les mots, non seulement leur mode, mais aussi le changement épistémologique qui les sous-tend. Partenariat et réseau apparaissent avec la montée du système néolibéral: c’est à partir de ce fond qu’il faut les analyser. |










