Dans ce troisième article, je souhaite pousser la réflexion plus loin et souligner la contribution majeure que les missionnaires à court-terme peuvent apporter à la mission mondiale, dans notre contexte du 21e siècle.III Comment faire progresser la mission à court terme ?Passer de la notion « d’événement pour les jeunes » à celle de « …
Dans ce troisième article, je souhaite pousser la réflexion plus loin et souligner la contribution majeure que les missionnaires à court-terme peuvent apporter à la mission mondiale, dans notre contexte du 21e siècle.
III Comment faire progresser la mission à court terme ?
Passer de la notion « d’événement pour les jeunes » à celle de « programme missionnaire ». Des voyages missionnaires bien réfléchis entrent dans le cadre d’une vision suivie et d’un effort qui va se répéter dans le temps.
Passer de la notion de « camp de vacances » à celle de « mission à court terme ».
La jeune génération n’a pas besoin de « loisirs supplémentaires ». Les jeunes ont besoin d’expériences qui favorisent leur vie spirituelle et produisent des changements profonds dans leur vie. Tout en proposant un service pratique à de jeunes chrétiens envoyés en mission à court terme, on doit leur donner des occasions concrètes pour rendre témoignage de Christ.
Passer d’une expérience ponctuelle à un ministère continu.
Pour bien tirer profit d’une mission à court terme, les jeunes doivent avoir l’occasion, après leur retour, de prolonger tout ce que leur expérience sur le terrain a déclenché en eux. Voici quelques propositions :
– Prévoir au retour de voyage missionnaire un compte-rendu lors d’une réunion publique dans l’église locale ;
– Poursuivre un programme missionnaire régulier, qui fait suite à la première expérience sur le terrain. Si l’église locale qui envoie des groupes en mission court-terme est partenaire avec une organisation missionnaire ou avec des champs de mission, cela donne un cadre qui permettra de donner un prolongement à l’expérience du court-terme ;
– Entrainer la communauté locale dans la prière pour les peuples non-atteints, pour les champs de mission visités, et relayer régulièrement des informations missionnaires lors des cultes ;
– Poursuivre un ministère d’aide auprès de ceux qui sont dans le besoin autour de nous ; l’aide régulière aux plus démunis sur le plan local est un bon moyen d’entretenir une stimulation missionnaire ;
– Et bien d’autres initiatives…
Donner une plus grande responsabilité à l’égard de l’argent.
Mieux on comprend où va l’argent, plus on se sent responsable. Il convient d’évaluer des sommes raisonnables qui peuvent être investies pour des voyages missionnaires, et rendre compte à la communauté et à ceux qui soutiennent la mission.
Un plus grand engagement des églises locales, des groupements et réseaux d’églises.
Les églises et mouvements d’églises qui proposent une vision et un engagement pour leur jeunesse ont l’occasion de préparer de nouvelles générations de missionnaires. Lorsque les relations entre églises s’intensifient, les groupes peuvent se mélanger pour partir en mission à court terme, étendre leurs relations et enrichir leurs expériences, tout en diminuant leurs frais de voyages.
Une condition pour ceux qui partent : être bien préparé…
Avant d’envoyer ses disciples deux à deux pour un service à court terme sur la terre d’Israël, Jésus leur a dit : « Soyez prudents comme des serpents, et simples comme des colombes ». Et Il leur a donné des recommandations très précises dans Matthieu 10 :1-33. Le fait d’écouter, d’apprendre et « d’être », sont essentiels pour un ministère efficace.
Les missionnaires « court terme » peuvent vivre une expérience très enrichissante et en même temps avoir un impact positif au sein de la communauté et des populations qu’ils vont servir. Pour cela, il faut une préparation convenable. Voici quelques éléments importants à inclure :
- A la base, un solide engagement de disciple.
- Une introduction aux questions transculturelles, pour développer la sensibilité aux différences de cultures chez les futurs missionnaires. On peut citer notamment : les différences de vision du monde ; comment les gens d’autres religions et d’autres lieux pensent ; comment ils adorent dans leur religion , ce qu’ils croient et pratiquent; comment se comporter dans une culture différente ; etc.
- Une formation minimale au combat spirituel.
- Une prise de conscience comment nous, occidentaux, sommes perçus par le reste du monde.
- Une formation aux notions de fonctionnement en équipe : prendre conscience de soi-même en tant qu’individu, et comprendre les autres qui vont vivre la même expérience de groupe.
Conseils pratiques :
– N’isolons pas un groupe de missionnaires à court-terme dans une base missionnaire retirée de la population locale ou dans un complexe hôtelier où l’on vit « à l’européenne » !
– Permettons leur de vivre humblement et avec reconnaissance au plus près des foyers de leurs hôtes autochtones et de passer du temps avec eux.
– Pour cela, n’emmenons pas un groupe trop important en nombre.
– Orientons les missionnaires à court-terme vers une attitude d’apprenants, laissant de côté les comportements de supériorité et étant ouverts aux idées des autochtones.
Conclusion : A partir d’une expérience missionnaire à court-terme, certains jeunes chrétiens, s’ils revêtent une attitude de serviteurs, pourront développer une vocation à long terme, ou devenir des soutiens durables pour l’œuvre missionnaire dans la suite de leur parcours spirituel.










