(D’après un article de Jamie ATEN & Kent ANNAN - SPIRITUAL FIRST AID - Wheaton, Illinois © 2024) Cet article fait suite à « QUELQUES CLÉS POUR CULTIVER LA RÉSILIENCE » (Partie 1)Voici une étude pour vous aider à en savoir plus sur la résilience et à adopter des pratiques et des stratégies qui la développent.La résilience …

(D’après un article de Jamie ATEN & Kent ANNAN – SPIRITUAL FIRST AID – Wheaton, Illinois © 2024)
Cet article fait suite à « QUELQUES CLÉS POUR CULTIVER LA RÉSILIENCE » (Partie 1)

Voici une étude pour vous aider à en savoir plus sur la résilience et à adopter des pratiques et des stratégies qui la développent.

La résilience est la capacité à se remettre des difficultés et à se relever rapidement de l’adversité. La résilience va de pair avec la force d’âme qui nous aide à persévérer, même quand les circonstances et les défis nous affectent.

II/ Quatre principes spirituels confirmés par la science qui renforcent la résilience. 

On constate ces dernières années que la foi personnelle et la résilience des croyants ont été mises à rude épreuve, notamment au moment de la crise COVID-19. Certains ont été poussés à leurs limites. La recherche a notamment démontré que l’Église est une puissante source de résilience, parce que la vie en église locale implique la notion de « communauté vivante de soutien ». 

Pourtant, en raison de la nouvelle normalité créée par la COVID-19, au moment où nous avions le plus besoin de communauté, celle-ci a été plus difficile à vivre. Cela a non seulement eu des répercussions sur la santé mentale, mais aussi sur la santé spirituelle d’un grand nombre. Alors que nous continuons à affronter l’adversité, voici quelques vérités spirituelles tirées des Écritures et de témoignages scientifiques, qu’il est important de garder à l’esprit pour cultiver la résilience.

PRINCIPE N°1 : Ne pas vivre isolé(e).

Nous avons tous besoin d’une communauté. C’est l’une des raisons majeures pour lesquelles Dieu nous a fait don de l’Église, en particulier dans son aspect « communauté locale ». En fait, la science le confirme : une étude menée après les inondations de 2015 en Caroline du Sud aux USA a révélé que les personnes bénéficiant d’un soutien spirituel positif étaient plus susceptibles de faire preuve de résilience face aux catastrophes.

Lorsque nous essayons de tout gérer seuls et donnons l’impression que tout va bien, nous nous fermons aux dons que Dieu veut nous offrir à travers les autres. En recherchant la communion spirituelle au sein d’une communauté de frères et sœurs dans la foi, nous pouvons expérimenter concrètement la présence, la providence et l’amour de Dieu. 

Nous pouvons choisir de laisser la douleur nous isoler des autres ou bien nous rassembler.

PRINCIPE N°2 : Accepter ce que l’on peut contrôler, et ce que l’on ne peut pas contrôler.

Au cours d’une autre étude menée après l’ouragan Katrina aux USA, on a constaté que les personnes qui faisaient preuve d’un haut niveau d’abandon spirituel avaient tendance à mieux se rétablir.

Cela peut sembler à priori illogique : l’idée « d’abandon » semble trop passive pour être une réponse efficace. Mais suite à des analyses liées à diverses catastrophes, on constate à quel point cette idée est puissante. Lorsque nous comprenons et acceptons véritablement ce que nous pouvons contrôler et qu’il y a un certain nombre de choses que nous ne pouvons pas contrôler, nous faisons preuve d’une confiance en Dieu qui nous aide à aller de l’avant. 

PRINCIPE N°3 : Chercher un sens positif à nos pertes.

Des catastrophes comme la COVID-19, des inondations ou un ouragan dévastateur, un attentat terroriste ou tout autre événement brutal et traumatisant, nous amènent à nous poser des questions difficiles, comme : « Pourquoi les malheurs arrivent-ils ? » ou « Pourquoi moi, Pourquoi nous ? » Etc. Les entretiens avec des survivants de catastrophes, révèlent que deux personnes traversant le même type de perte peuvent interpréter leurs expériences de manières très différentes. L’une peut croire que Dieu l’a punie ou abandonnée, tandis que l’autre croit qu’Il l’a sauvée. Les recherches ont révélé que la personne qui attribue un sens négatif à sa perte est susceptible d’éprouver plus de difficultés que celle qui lui attribue un sens positif.

En bref, trouver un sens à nos pertes nous permet d’aller de l’avant.

PRINCIPE N°4 : Croire que Dieu peut transformer notre douleur.

Lorsque vous traversez une épreuve difficile, vous pouvez avoir l’impression que rien de bon ne pourra jamais sortir de la douleur que vous ressentez. Mais le fondement de notre foi est la promesse de Dieu de racheter toutes choses, et IL nous en offre souvent des aperçus ici-bas.

Une étude menée auprès de survivants de catastrophes a révélé que la capacité à faire confiance à Dieu dans les épreuves produisait des résultats spirituels positifs. Par exemple en République Démocratique du Congo, un groupe de personnes dont les maisons avaient été détruites par un volcan, sont retournées dans la région et ont construit de nouvelles maisons avec les cendres et la lave laissées derrière elles. C’est une image poignante de la façon dont Dieu peut même utiliser notre fragilité pour nous aider à reconstruire nos vies.

III Comment continuer quand on ne voit pas la ligne d’arrivée.  (D’après une réflexion de Samantha Ervin)

L’une des phrases très souvent entendues depuis que la COVID-19 a bouleversé le monde, est : « C’est un marathon, pas un sprint. » Et il est vrai que se ménager est crucial ; et que l’endurance est nécessaire pour continuer à parcourir le chemin qui nous attend, quelles que soient les épreuves qui vont parsemer notre parcours de vie.

Réfléchissons : un sprint est une course rapide et intense ; un marathon est une épreuve d’endurance de 42,2 kilomètres (soyons clairs, c’est un temps très long pendant lequel il faut maintenir le rythme). Cependant, ces deux courses ont toutes deux des objectifs clairs et des jalons définis. Il y a même des repères le long du parcours pour vous indiquer le chemin déjà parcouru, et à quel point vous êtes proche de franchir la ligne d’arrivée. 

Parfois, cela ne ressemble ni à un sprint, ni à un marathon ! Quand on regarde ce qui s’est passé pendant et après la pandémie, celle-ci ne nous a pas donné de signes clairs de progrès, ni de certitude. Nous avons surtout mis en place des stratégies d’adaptation, en imaginant des étapes à très court terme, surtout durant les premiers mois du chaos de la COVID-19. Le problème avec ces étapes, c’est qu’elles sont entièrement construites par notre propre optimisme (ou son absence). Et lorsque nous réalisons que notre « ligne d’arrivée » n’est en fait qu’un virage de plus, nous pouvons être déçus, blasés et frustrés. Il peut être difficile de continuer de courir sur un chemin qui semble sans fin.

Nombre d’autres situations auxquelles nous sommes confrontés dans ce monde semblent des courses sans fin : cela va de nos problèmes personnels ou familiaux, aux vastes questions telles que la traite des êtres humains, les crises de migrants et réfugiés, les systèmes injustes et corrompus, la faim dans le monde, le changement climatique, etc. Ce sont des courses dont nous ne voyons peut-être pas la fin, et il est parfois difficile d’évaluer les progrès que nous réalisons (si tant est qu’ils existent). 

  • Quand on ne voit pas la ligne d’arrivée, quand on ne sait même pas s’il y en a une, qu’est-ce qui nous donne la force de continuer à courir ?

Car dans de telles circonstances, conditionner notre bonheur, notre satisfaction, notre éthique de travail ou notre motivation à l’atteinte de la ligne d’arrivée nous expose à la déception. Voici quelques suggestions, qui pourront vous aider en fonction des circonstances auxquelles vous faites face :

  • Peut-être avons-nous besoin d’apprendre et de mieux nous former ?
  • apprendre à nous arrêter et à respirer quand nous en avons besoin ?
  • apprendre à apprécier la compagnie de ceux qui nous entourent ?

Lorsque nous nous heurtons à un mur et que nous ne voyons même pas que nous continuons d’avancer, le Christ et la communauté peuvent être un soutien pour nous.

Au plus fort de l’épreuve, il est souvent plus facile que jamais de rester en marge de la communauté, pour des raisons multiples. Rester à la maison nous offre une excuse facile pour rester sur la touche. Il est de nos jours plus facile que jamais d’« assister » à l’église (virtuellement ou en présentiel) en tant que simple spectateur, et encore plus facile de ne pas le faire. 

Mais il est non seulement important de continuer à participer, mais nous devons aussi trouver des moyens (différents et nouveaux) de nous investir dans le Corps. « Ne prenons pas, comme certains, l’habitude de délaisser nos rassemblements… » (Hébreux 10:25) est un verset souvent cité, mais il continue ensuite : « … Au contraire, encourageons-nous mutuellement, et cela d’autant plus que vous voyez se rapprocher le jour du Seigneur.» Nous devons continuer à être présents et aussi à trouver activement des moyens de nous encourager mutuellement alors que la route se fait longue et que nos jambes se fatiguent.

Ce n’est ni un marathon ni un sprint. Mais continuons à courir ensemble et voyons ce que l’espoir, la beauté et la joie peuvent nous apporter. Même si nous ne savons pas encore où se trouve la ligne d’arrivée, nous pouvons brandir des pancartes de supporters afin de nous encourager mutuellement tout au long du chemin.

IV Comment entretenir sa santé mentale, spirituelle et sociale dans un monde chaotique.  (D’après un article de Brian From et Aubrey Sampson)

Le monde qui nous entoure parfois nous épuise et nous décourage. Nous subissons toutes sortes de difficultés : difficultés familiales, perte d’emploi, perte d’êtres chers, traumatismes émotionnels, traumatismes liés à l’isolement, et bien d’autres encore.

  • Comment se reconstruire ou comment nous entretenir mentalement, spirituellement et relationnellement, quand notre monde est en perpétuel changement ?

Voici trois premières étapes simples, que vous et votre communauté pouvez suivre.

ETAPE N°1 : Les bienfaits des « LAMENTATIONS ».

Cette première affirmation peut choquer beaucoup de chrétiens et de responsables spirituels, qui ne sont pas habitués à ce langage ou à ce type d’exercice.

Chaque fois que nous subissons un traumatisme ou une souffrance, notre corps en prend note – et nous avons tous vécu des traumatismes, personnellement ou collectivement. Si nous voulons progresser dans la guérison, il est impératif que nous apprenions à partager notre douleur et notre souffrance avec Dieu. La lamentation, expression biblique du cri vers Dieu dans le chagrin, est la réponse du chrétien à la douleur. Nous nous lamentons sur notre propre douleur et sur celle des autres.

Exemple de la lamentation de David dans le Psaume 13 :1-4 : 

« Jusqu’à quand, Éternel, m’oublieras-Tu sans cesse ? Jusqu’à quand me cacheras-Tu ton visage ? Jusqu’à quand aurai-je des soucis dans mon âme, et chaque jour des chagrins dans mon cœur ? Jusqu’à quand mon ennemi s’attaquera-t-il à moi ? Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu ! Donne la lumière à mes yeux, afin que je ne m’endorme pas du sommeil de la mort ! » 

– Voyez-vous l’honnêteté avec laquelle David a parlé ? 

– Entendez-vous la profondeur de sa douleur ? Sentez-vous le désespoir dans sa voix ?

– Il ne se retenait pas. Et ce faisant, David a commencé à guérir de sa blessure. 

L’ancien Testament est rempli de textes et de prières de complainte, notamment les Psaumes ; mais aussi certains textes des prophètes. Un livre entier, les Lamentations de Jérémie, y est consacré.

Suggestions : Pourquoi pas commencer à tenir un journal de lamentations, à vous rassembler à quelques-uns pour exprimer votre complainte ou à organiser une soirée de lamentations avec votre église ?

En vous lamentant, vous y trouverez la présence de Dieu qui vous y accueillera.

EPAPE N°2 : Recherchez de sages conseils

Après avoir traversé des difficultés, il peut être facile de rester déconnecté des autres, et même de soi-même. Nous avons besoin de voix sages pour nous guider, nous aider à analyser nos émotions et nous donner les moyens de faire les premiers pas vers la guérison. 

Proverbes 13:10 dit : « Ce n’est que par orgueil qu’on attise les querelles, mais la sagesse est avec ceux qui écoutent les conseils.»

Suggestion : Il est sage de consulter un thérapeute, de parler à un ami digne de confiance ou de partager son fardeau avec un conseiller spirituel. Ce faisant, vous trouverez force et plénitude.

ETAPE N°3 : Aller vers les autres.

Lorsque nous souffrons, il est facile de s’isoler. Les activités autrefois simples ou routinières, comme participer à la vie d’église, aller au travail ou participer à une fête, peuvent être difficiles à poursuivre. Mais nous sommes faits pour la communauté, et nous pouvons trouver la guérison dans des espaces de confiance au sein de nos relations, même si cela prend du temps.

L’apôtre Paul a encouragé les Thessaloniciens :

« Encouragez-vous les uns les autres et édifiez-vous mutuellement, comme vous le faites déjà. » (1 Thessaloniciens 5:11)

Comme lui, nous sommes appelés à nous encourager. C’est dans nos relations les uns avec les autres que nous pouvons commencer à trouver l’encouragement dont nous avons besoin.

Suggestion : Si vous avez du mal à réintégrer la communauté, faites un premier petit pas. Par exemple : Invitez un ami à venir boire un café. Ou retournez quelques minutes dans un lieu que vous aimez. Soyez bienveillant envers vous-même en sortant avec bravoure au-devant des autres.

En apprenant à se lamenter, en recherchant des conseils avisés et en allant vers les autres au sein de la communauté, nous pouvons commencer à démêler les couches de douleur et à retrouver l’espoir après (et au cœur) de cette période de souffrance.

Conclusion :

La résilience est un sujet sérieux, mais qui n’est ni hors de notre portée ni un fardeau. Il est nécessaire de développer la résilience, pour mettre en œuvre des disciplines simples qui permettent de la renforcer, et nous équiper pour affronter les défis uniques de votre quotidien. Vous pouvez affronter l’adversité sans abandonner, puis rebondir plus rapidement. Vous développerez également une force d’âme qui vous aidera à aller de l’avant dans tous les imprévus de la vie.

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