L’engagement à accompagner les missionnaires.Lorsqu’une personne est engagée par une organisation missionnaire, celle-ci doit lui fournir un encadrement et un accompagnement permanents.Cela signifie Pourvoir aux besoins des personnes sur le plan spirituel, moral, relationnel, pour leur permettre de réussir de leur mieux. Définir clairement des moyens d’interaction et de feedback entre les envoyés sur le terrain …

L’engagement à accompagner les missionnaires.
Lorsqu’une personne est engagée par une organisation missionnaire, celle-ci doit lui fournir un encadrement et un accompagnement permanents.

Cela signifie 
Pourvoir aux besoins des personnes sur le plan spirituel, moral, relationnel, pour leur permettre de réussir de leur mieux.
Définir clairement des moyens d’interaction et de feedback entre les envoyés sur le terrain et les différents responsables qui restent à l’arrière.

Erreurs éthiques et mauvaises pratiques dans l’accompagnement missionnaire

Nous répertorions ci-dessous quelques exemples de pratiques nocives, voire dangereuses, qui peuvent être mises en œuvre par « ceux qui envoient ».

Il ne s’agit pas de juger les dirigeants d’organisations missionnaires ou d’églises locales, mais plutôt d’être averti sur certaines pratiques qui vont engendrer des souffrances pour les uns et les autres, et parfois des ruptures douloureuses…

1 Prendre des décisions concernant la vie des personnes ou leur ministère sans les consulter.  Un accompagnement sain inclut les personnes dans les décisions importantes.

2 Agir à partir d’informations venant de tierces personnes ou d’après des suppositions,  sans confronter les personnes face à face.
Un encadrement sain signifie : une interaction face à face, avec justice, amour et loyauté.

3 Divulguer des informations confidentielles, alors que la personne ne souhaite pas les partager. Si « les autres » doivent savoir quelque chose, l’organisation missionnaire doit s’entendre avec la personne concernée sur ce qui peut être partagé. Cela doit être mis par écrit, et l’on s’en tiendra à cet écrit.

Un accompagnement sain préserve les confidences, les rapports sur les personnes et toute autre information sensible. Il gère avec soin tout ce qui contient des informations potentiellement dangereuses. 

4 Laisser échapper des confidences qui ont été livrées pour donner un conseil ou un feedback. (principalement entre collègues de travail)
Cela détruit rapidement la confiance au sein d’un groupe !

Un accompagnement sain et écoutant garde les confidences et les partage à un tiers seulement avec la permission de la personne concernée.

5 Ne pas faire de rapports réguliers ni d’évaluations sur le travail de la personne .
Celle-ci ne sait pas si elle donne satisfaction ; sans évaluation ni feedback sur leurs performances, les gens pataugent ou perdent leur cœur pour le travail. Un leadership sain donne des occasions pour évaluer, encourager, corriger les personnes, proposer des formations, etc. afin de les aider à grandir dans leur ministère.

6 Ne pas apprécier des comportements positifs et appropriés, et au contraire mettre en avant les défaillances ou les attentes non comblées.
Un accompagnement sain signifie que les leaders utilisent leur autorité pour construire les autres. Cela suppose que les attentes sont claires dès le départ, et que l’on renvoie régulièrement des appréciations.

7 Ne pas formuler des attentes claires sur le type de ministère, le volume d’heures de travail souhaité, les exigences d’engagement, etc.
Avant le départ, le candidat doit être mis au courant d’un maximum de choses concernant sa future vie en mission, pour éviter de lourdes désillusions à son arrivée. 

Un accompagnement sain est pro-actif : il s’efforce d’avertir pour réduire le plus possible le stress.

8 Mesurer la « spiritualité » des personnes selon leur docilité, la non-affirmation de soi et autres caractères qui indiquent plutôt un type de personnalité ou un style dans la gestion des conflits. 
On a tendance à rabaisser l’avis des nouveaux venus extravertis, qui montrent les choses qui ne marchent pas… Un accompagnement sain est ouvert à l’écoute et lent à juger. Il reconnaît l’apport et la contribution des membres nouveaux, jeunes , ayant leur franc-parler. 

9 Le licenciement pendant les congés, ou attaques « avec délit de fuite », qui font du mal à  la personne sans confrontation avec elle, ni possibilité de se défendre, ni recherche de « solution ensemble ».

Ce comportement est particulièrement lâche de la part des leaders. Le choc et les pertes produisent de sévères blessures chez les concernés.
Un leadership sain fait l’effort de fournir aux personnes un feedback régulier, permanent, et provoque la confrontation si nécessaire.  

10 Obliger la personne à une confession publique suite à une mauvaise action, alors qu’elle n’est pas prête à traiter publiquement ce problème de comportement.

Cela détruit la confiance et engendre l’humiliation et la honte. Par ailleurs, quand la personne fautive est prête à confesser son péché avec le soutien de l’entourage, la guérison du coupable et celle de la communauté sont en général accélérées.
Un accompagnement sain évalue ce qui est meilleur pour la personne blessée :
il n’agit pas précipitamment, ni pour satisfaire la curiosité ou les pressions de l’entourage. Il évalue si une majorité de gens ont été affectés et si la faute doit vraiment être confessée publiquement.

11 Le mauvais usage du pouvoir et de « l’autorité spirituelle ».
Parce que la mission est fondée sur la foi et revêt un caractère spirituel, les limites de pouvoir et d’autorité deviennent dans certaines situations très floues. Posons clairement la question : à qui rendons-nous compte en tant qu’autorité spirituelle ? Quels sont les rôles et les limites de l’autorité, entre l’église qui envoie, le leader d’équipe sur le terrain, l’organisation missionnaire, etc. ?

Un leadership sain définit les domaines d’autorité ainsi que le redevabilité entre membres d’une même organisation et les autres parties impliquées.   12- Laisser les gens poursuivre leur ministère sans intervenir, alors qu’ils sont épuisés, dépressifs, vides ou inefficaces. Un accompagnement rempli d’amour sait retirer du champ de bataille pour un temps, ceux et celles qui ont besoin de restauration, sans les condamner. Il fournit des ressources en vue d’un rétablissement, pour permettre aux personnes de continuer à se développer.

13 Incompatibilité entre les faits présentés lors du recrutement, et la réalité sur le champ de mission. Par exemple : le travail et la vie sur le terrain ne correspondent pas à ce qui avait été présenté avant le départ. → Un accompagnement sain devra confronter une telle situation et trouver des solutions. Pour terminer, nous formulons une recommandation importante pour rehausser l’éthique dans la pratique missionnaire :

Ecrire un code de conduite qui concerne les relations entre le personnel et l’organisation, auquel toutes les personnes et organisations impliquées pourront souscrire en connaissance de cause. Ceci pour définir un standard d’éthique pour la pratique, fondé sur la justice et l’équité. Cela permettra d’éviter les abus de pouvoir et la mauvaise gestion des personnes. Recherchons l’excellence et l’intégrité au plus haut point : aidons chaque personne que le Seigneur place dans notre sphère d’influence à grandir dans la ressemblance à Christ !

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