Conseils pour devenir mentorLe rôle d’un mentor, à la base, est aider l’autre à atteindre son plein potentiel. C’est notamment l’avis de Martin SANDERS.I Le rôle d’un mentor.Il s’agit de donner plus de valeur aux êtres humains, vivre pour le bien de ceux que nous formons et accompagnons. Voici quelques conseils :Cherchez toujours le bien dans …

Conseils pour devenir mentor
Le rôle d’un mentor, à la base, est aider l’autre à atteindre son plein potentiel. C’est notamment l’avis de Martin SANDERS.

I Le rôle d’un mentor.

Il s’agit de donner plus de valeur aux êtres humains, vivre pour le bien de ceux que nous formons et accompagnons. Voici quelques conseils :

  • Cherchez toujours le bien dans et pour les autres ;
  • Souvenez-vous que l’action précède souvent les sentiments ;
  • Soulignez les hauts faits des autres ;
  • Ne laissez jamais passer l’occasion d’adresser un compliment sincère ;
  • Félicitez en public, reprenez en privé.

Elevez les autres : il s’agit de hisser les gens à un plus haut niveau de vie et de « productivité » dans leur service pour Dieu, tout en les laissant libres de vivre au niveau qu’ils estiment être le meilleur pour eux. On peut encourager, mais jamais forcer.

Mettez en évidence l’importance des mentors : mon « mentoré » est-il prêt à faire pour d’autres ce que je fais pour lui ?  En accord avec 2 Timothée 2 :2 – C’est ainsi que l’on perpétue les mentors !

Montrez Christ aux autres par votre exemple : être mentor, c’est influencer la vie d’un autre, sans supériorité. Nous reproduisons ce que nous sommes.

Transmettez cette vision à d’autres : Vous présentez aux autres une grande vision, pour laquelle il vaut la peine de s’investir. Ensuite, vous les formez pour qu’ils s’impliquent dans cette vision.

  • Qui former ?

1/ Ceux sur lesquels j’exerce déjà une influence (Ils viennent demander des conseils et s’appuient déjà sur moi) ;

2/ Ceux chez qui je discerne un potentiel ;

3/ Ceux qui demandent à avoir un mentor ou qui cherchent un « aîné » dans la foi ;

4/ Les amis de mes protégés qui veulent bénéficier de mon contact.

  • Des niveaux d’influence différents : voici cinq niveaux qui vont crescendo.

1 Le statut = « Je vous dicte votre conduite car j’ai une position supérieure à la vôtre ». Si vous commencez ainsi, attention : cette posture est dangereuse, elle n’est pas durable, ni pour « le mentor » ni pour le « mentoré » ! Ce n’est pas ce type de mentorat que nous voulons pratiquer ni promouvoir.

2 L’amitié : « Les gens vous suivent parce qu’ils vous connaissent et qu’ils vous aiment ». C’est la base du mentorat : établir une relation de confiance solide et durable avec les personnes, notamment en répondant à leurs besoins et en se sacrifiant pour eux.

3 La productivité : « Les gens vous suivent pour ce que vous les avez aidés à réaliser ». Les mentorés ont plus de succès, ils sont sécurisés. Les gens s’assemblent pour atteindre un objectif et obtenir un plus grand succès. 

La direction du mentor dépasse alors le stade de l’amitié : les gens sont ravis du bénéfice qu’ils tirent de leur relation avec le mentor.

4 La reproduction : « Le mentor transforme la vie des autres par sa sagesse et ses encouragements, Il reproduit en eux ses qualités et ses compétences ».

Le mentor forme alors un ou des « successeurs » : les gens influencés sont touchés en profondeur, ils progressent de multiples manières. Quand le mentor déverse en ses mentorés ce qui est dans son cœur, ceux-ci vont à leur tour le transmettre à d’autres.

5 L’honneur : « Les gens vous honorent pour la contribution que vous avez apportée dans leur vie ». Après s’être dévoué pendant des années pour d’autres, le mentor est apprécié et honoré. Il est devenu un exemple que reproduisent ceux qu’il a influencé.

  • Dans la pratique.

Prenons l’exemple du football. Les équipes sérieuses disposent d’un coach qui suit les gardiens de buts: il observe chacun individuellement et lui signale les bons et les mauvais gestes. Les joueurs sont souvent mieux rémunérés – parfois dix ou vingt fois plus – que leur entraîneur. Pourtant, même les sportifs multimillionnaires ont besoin que quelqu’un se tienne près d’eux pendant des heures pour les regarder attraper le ballon. Le coach émet ce genre de remarques : « Tu te laisses tomber trop tôt », « Reste toujours face au ballon », « Pense à prendre plus rapidement tes appuis », « Quand ce type de coup franc a lieu, prévois de réagir une fraction de seconde plus tôt ». 

Les joueurs ont besoin de l’entraîneur, non pour les aider à réceptionner le ballon, mais pour qu’ils puissent le réceptionner mieux, plus vite, plus souvent. Bien souvent, le coach n’a jamais été aussi bon gardien que celui qu’il conseille. Il a cependant appris, grâce à l’expérience, aux milliers de joueurs qu’il a observés et aux jeux vus et revus tout au long de sa vie. Il est passé maître dans l’art de distinguer les nuances de ce sport, en particulier en matière de réception. 

Les parallèles avec le mentorat sont évidents : beaucoup de responsables en devenir ont besoin de quelqu’un qui se tienne à leurs côtés pour les suivre et pour leur dire : 

  • «Réfléchis à ceci», «Pense à cela» !
  • «N’as-tu jamais remarqué que, lorsque ceci se produit, tu réagis de telle façon ? » 

Ils ont besoin d’un coach qui les interroge, qui va au-delà des conseils et qui les aide à réfléchir à la manière d’améliorer ce qu’ils font. Pour qu’ils puissent atteindre leur niveau le plus élevé, il faut que leur mentor leur pose des questions-clés. Il doit leur fournir quelques indications, être présent dans les moments importants. C’est un confident, d’abord capable d’écouter et observer. 

II Comment devenir un mentor.

  • Voici de bonnes raisons pour être un mentor :

« Je veux faire mûrir les autres » : les jeunes développeront beaucoup plus de confiance et de sens des responsabilités pendant leur formation, s’ils sont bien guidés et accompagnés ;

« Je veux contribuer à un équilibre dans la société » : dans une société qui accorde beaucoup de place au « génie technique », les mentors expliquent aux jeunes les valeurs et le pourquoi des normes morales que les conducteurs spirituels mettent en avant.

Face à l’érosion des valeurs, les mentors représentent une certaine autorité (par leur exemple et leur vie éprouvée) pour se lever et défendre les valeurs et principes bibliques.

« Je veux contribuer à préserver un héritage » : très souvent, les enseignants modernes ne tiennent plus compte des références éthiques de notre société ; les mentors vont transmettre ces informations à la génération suivante.

  • Une décision capitale

Arrivés à un certain âge, avec une certaine expérience dans le ministère et/ou le leadership, il nous faut réaliser deux choses : 

  1. Je ne suis plus l’un de ces jeunes qui arrive avec une pleine énergie, qui prend des initiatives en phase avec les modes de pensée et d’action de la génération présente ;
  2. J’ai eu un bon parcours ; il est temps à présent de faire la transition pour devenir l’un de ces aînés (« vieux routier » diront certains) qui se tient à disposition comme coach, mentor et référent des jeunes hommes et jeunes femmes actifs dans le ministère. 

C’est peut-être la prochaine étape de votre mission ? Et une nouvelle perspective pour vos prochaines années ? Alors, priez pour avoir le cœur, l’esprit et le caractère d’un homme ou d’une femme  de sagesse ? » 

Conclusion :

Nous avons besoin des mentors pour tirer des principes de nos expériences, de nos échecs et de nos frustrations, et les partager dans une structure relationnelle. Que Dieu nous montre comment devenir des hommes et des femmes avisés, capables de transmettre nos qualités à la génération suivante, qui les transmettra à la suivante, et ainsi de suite !

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